ART SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS




Bernard Dulon
Président d’Art Saint-Germain-des-Prés

Si le rayonnement intellectuel de Saint- Germain-des-Prés est attesté depuis l’an mille, c’est à partir du XVIIe siècle qu’il se manifeste véritablement. Quelque cent ans plus tard, les encyclopédistes s’y réunissent et les révolutionnaires y élisent domicile. Mais c’est effectivement après la Seconde Guerre mondiale que le quartier s’affirme en tant que haut lieu de la vie culturelle parisienne et internationale. L’existentialisme y côtoie le be-bop. On y croise Pablo Picasso, Alberto Giacometti, Ernest Hemingway, Boris Vian, Jacques Prévert, Miles Davis, Juliette Gréco et tant d’autres figures légendaires. C’est sur ce terreau particulièrement fertile que se mirent à essaimer antiquaires et galeries d’art, transformant peu à peu le quartier en un véritable musée ouvert à tous ceux qui se donnaient la peine de pousser quelques portes. De l’archéologie la plus lointaine aux expressions les plus contemporaines, de l’Asie aux Amériques en passant, bien sûr, par l’Afrique et l’Océanie, nul courant artistique, du passé au présent, qui ne trouvait à s’épanouir en ces lieux merveilleux et désormais habituels : les galeries d’art de Saint-Germain-des-Prés.


L’association Art Saint-Germain-des-Prés (ASGP) est née du désir commun de ces galeries de mieux promouvoir ce grand « musée vivant » qui, en chaque espace, ouvre une fenêtre sur une époque, un monde ou un artiste. En tant que président de l’ASGP, je suis particulièrement heureux de pouvoir vous convier, en ce mois de mai, à cette grande célébration des arts à laquelle se joignent de remarquables institutions, telles que le musée Eugène- Delacroix et la Monnaie de Paris. Je souhaiterais aussi en ces lignes rendre hommage au travail de mes prédécesseurs, messieurs Robert Vallois et Jean-Pierre Arnoux, qui nous ont permis d’arriver jusqu’ici. Je remercie également Frédéric Mitterrand et Jacques Grange qui, une fois de plus, montrent leur attachement à ce quartier unique au monde.


Enfin, plagiant André Malraux, je souhaite ardemment que l’esprit de notre manifestation rappelle à chacun que l’art reste le plus court chemin pour aller de l’homme à l’homme.



CONSEIL 2017