Entre Ciel et Terre



Juliette Aïttouares-Caillon fonde sa galerie Espaces 54 en 2008 en plein cœur de Saint Germain des Prés au 54, rue Mazarine, et y défend des artistes qu’elle connait depuis longtemps… Parmi eux figurent notamment François Weil et Michel de Matteis qu’elle va réunir le temps d’une exposition, mais également Pascal Pilate, Jean-Pierre Ruel, Maria Guibert, Hippolyte Romain, Laurent Chabolle et Yann Baco. Ces dernier vous propose de vous égarer, vous emporter et vivre des sensations particulières au contrat de leurs œuvres chargées d’énergie.

« Entre ciel et terre »

Michel de Matteis revisite de la peinture néo classique où les dieux sont représentés entourés de tissus enroulés dans de grands drapés gonflés par le vent et mêlés à des nuages colorés. Il nous invite à lever le nez et regarder le ciel pour respirer et trouver un nouveau souffle.

François Weil quant à lui, fait tourner des pierres monumentales qu’il va chercher dans le monde entier (Albanie, France, Chine, Egypte, Russie, Mali, Roumanie, Italie, Belgique, Corée du Sud, Allemagne, Inde) et réalisent des sculptures mobiles étonnantes de poésie et de légèreté tel des menhirs, des dolmens ; pierres intemporelles porteuses d’histoire, d’énergie et de mouvement.

MICHEL DE MATTEIS
Né en 1969, Michel de Matteis termine ses études à l’Ecole des Beaux Arts de Lyon en 1995 où il fut particulièrement influencé par les travaux de Jean Claverie spécialisé dans le dessin et plus particulièrement dans l’illustration des livres pour
enfants. La couleur, élément indispensable dans les œuvres de l’artiste, peut être perçue comme un apport de lumière, une nuance de clarté. Il peint sur de grands formats et travaille la matière d’un geste à la fois ample et vif, sans concession à grands coups de pinceaux et de spatules, puissamment pour, comme il le résume : « ne pas se fermer, se débarrasser des codes pour ne pas réduire les possibilités de création, puis tendre progressivement, vers une espèce de calme, de voix du milieu et d’harmonie (…) La peinture à l’huile, c’est ça : une sorte de ratatouille, ça reste gras sur maigre alors il faut faire monter les choses, émulsionner. C’est périlleux, ça peut être raté… » Michel de Matteis choisi souvent un thème précis et s’y applique intensément. Il nous offre à travers ses toiles son plaisir de peindre mais également son désir de transmettre des émotions et des sentiments. Hors de toute théorie, de toute notion conceptuelle, ses toiles sont néanmoins d’un modernisme étonnant. Après avoir observé le sol et la terre, regardé un microcosme, découvert certains sens de cette agartha et sa beauté, Michel de Matteis finit sa série Le nez dans l’herbe et passe sur un autre plan. Ce plan, si cher à tous : Le regard vers le ciel.
Le ciel universel, celui des hommes, celui de toutes civilisations et des cultures. Les cieux de la pensée, de l’observation et du calcul. Le ciel de tous les rêves de toutes les imaginations.

Comment ne pas parler du ciel sans parler du souffle, des vents, des éléments – en latin aura, en grec pneuma – qui signifie l’air, le souffle. Regarder les cieux, c’est s’ouvrir à une dimension extrêmement poétique et puissante. L’autre strate de son oeuvre est liée à la revisite de la peinture néo-classique, sa beauté et sa richesse où nuages et souffles de l’air sont primordiaux. Elle nous invite à regarder les cieux, les arbres, les oiseaux, la manifestation de la nature et de l’air. « Un souffle de rêverie et d’espoir. Lever les yeux et s’inspirer pour contempler ».

Ses nouvelles œuvres sont empruntes d’une dimension poétique qui traite de la respiration, du souffle de l’homme et offre une meilleure connaissance du monde au travers d’une lecture parnassienne. Le message : Lever le nez du sol pour respirer à la quête d’un ailleurs.

FRANCOIS WEIL
Né le 8 mai 1964 à Paris. En 1986, il est diplômé de l’Ecole Nationale Superieure des Arts Appliqués et des Métiers d’art de Paris. En 1988, il obtient son diplôme de sculpture de l’école Nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. En 1997, il est lauréat du prix Pierre Cardin décerné par l’académie des Beaux-Arts de Paris. En 2006 il reçoit le Grand Prix de la biennale de sculpture de Poznan (Pologne). Depuis 1989, François Weil expose son travail en Europe, en Asie et aux Etats-Unis et est l’auteur de nombreuses réalisations monumentales en Chine, en Egypte, en Russie, en Roumanie, au Guatémala, en Italie, en Belgique, en Inde, en Allemagne en Corée du sud et en France.

François Weil nous fait jouer avec les lois de la pesanteur et de l’inertie. La pierre vibre, parle, bouge, s’aère et grâce à l’énergie, nous interroge, nous surprend et nous hypnotise. Il interroge le rapport entre mouvement et immobilité, équilibre et instabilité, légèreté et pesanteur, instant et éternité. A l’aide de blocs en ardoise d’Angers, en ardoise rouge du Vermont (USA), en lave de Volvic, en granite de Brusvily, en calcaire d’Averdon et en marbre de Carrare – qu’il assemble avec élégance et énergie, auxquels il ajoute des axes d’acier – il réalise des oeuvres ayant des rotations axiales et latérales qui grâce à une faible quantité d’énergie se mettent en mouvement, nous donne le vertige, provoquent une émotion, tel un enfant qui joue avec une toupie.



Michel de Matteis

Michel de Matteis

Duo mundus-igner mund,
huile sur toile,
2015,
116 x 89cm

FRANCOIS WEIL

FRANCOIS WEIL

865,
ardoise du Vermont USA,
acier
2015
76 kg, 140 x 75 x 30 cm