Yukio Imamura



De la joyeuse liberté du Lapin d’Inaba

Les tableaux d’Imamura sont des contes. Un trait, un coup de pinceau ou de brosse et voilà que des personnages passent au travers des filets, se mettent à survoler des perspectives improbables passant d’un monde à l’autre dans des aplats de couleurs qui jureraient chez tout autre que lui. A 81 ans, il nous donne une peinture à la sensualité débridée, symbiose orchestrée par un grand maître des techniques et des cultures de l’orient et de l’occident.

Fils des tempêtes, le lapin blanc d’Inaba meurt et ressuscite, on se joue de lui, il se joue des autres, symbole d’un monde flottant dans la douleur et la sensualité. Comme lui, Imamura multiplie les horizons en élargissant les perspectives : ses personnages passent au travers du filet…va-t-il réussir lui aussi à traverser ? Il y a au Japon une faille onirique, Imamura y plonge ses pinceaux pour célébrer l’extase du vivant dans une mystique généreuse où il zoome sur des piments rouges plus forts que jamais. Au fond, il suffit d’aller à la pêche aux cumulonimbus en n’oubliant pas ses filets.



Autoportrait à 80 ans dans un Filet (B)

Autoportrait à 80 ans dans un Filet (B)

Yukio IMAMURA

Les lièvres d'Inaba

Les lièvres d'Inaba

Yukio IMAMURA
130 x 130 cm

Autoportrait à 80 ans dans un filet

Autoportrait à 80 ans dans un filet

Yukio IMAMURA

Paysage d'un filet jeté avec un cumulo nimbus en expansion

Paysage d'un filet jeté avec un cumulo nimbus en expansion

Yukio IMAMURA
100 X 100 cm